Pétrole et gaz, risque-t-on d'en manquer ? Où en sont les réserves mondiales ?

Il semblerait qu'à l'échelle mondiale les ressources de gaz et de pétrole diminuent progressivement alors qu'en dépit de la nécessité d'en réduire la consommation, cette dernière a augmenté ces dernières années.

Bien entendu, une évolution doit être entreprise pour limiter l'usage des hydrocarbures afin de s'orienter vers un modèle moins carboné et d'atténuer ainsi le réchauffement climatique, mais pour le moment leur utilisation s'impose encore au niveau mondial, et ce, pour plusieurs décennies encore. Ne fut-ce qu'en termes de mobilité, de production d'énergie et de pétrochimie.

On estime qu'une cinquantaine d'années est nécessaire pour réaliser une transition énergétique et qu'une énergie s'impose face aux énergies alors consommées.  Pourquoi tant de temps ? Parce qu'outre les changements d'habitudes, le remplacement d'une source d'énergie existante par une autre nécessite d'importantes adaptations au niveau de la production, des réseaux de distribution et des usages. Ce qui a immanquablement un coût !

De ce fait, un développement responsable d'un point de vue économique, environnemental et social des ressources pétrolières et gazières permettra de contribuer à une transition énergétique acceptable pour les consommateurs.

Pétrole et gaz, risque-t-on d'en manquer ?

Il est dès lors  intéressant de se pencher sur les réserves de pétrole et de gaz dont on dispose encore à l'échelle mondiale. On parle ici des ressources exploitables dont l'extraction est possible tant d'un point de vue technique qu'économique. 

Selon les rapports des grandes organisations pétrolières, au cours des deux dernières décennies, les réserves mondiales de gaz et de pétrole ont augmenté de plus de 50%.

Au premier janvier 2018, les réserves de pétrole brut étaient estimées à 225,4 milliards de tonnes avec une production annuelle en 2017 d'un peu moins de 4 millards de tonnes (selon les chiffres du Comité Professionnel du Pétrole).

Ce qui nous laisse une 50aine d'année de production au rythme actuel. Mais cette estimation est sans compter l'impact des nouvelles techniques non conventionnelles d'extraction d'hydrocarbures, tels que le gaz et le pétrole de schiste, ni les découvertes de nouveaux gisements.

Développement des techniques d'extraction

En effet, les techniques évoluent au fil du temps et c'est la raison pour laquelle les États-Unis sont passés premier producteur mondial de pétrole en 2018 avec leurs extractions non conventionnelles de pétrole de schiste. Une production qui a décuplé en 10 ans, même si ce type d'exploitation est parfaitement contestable d'un point de vue écologique.

Découverte de nouveaux gisements

Enfin,  chaque année de nouveaux gisements sont découverts. En 2017 et 2018, ce fut le cas en Chine, dans le Golfe du Mexique, au Moyen-Orient, en Alaska, au Canada, en Afrique... repoussant ainsi la fin du pétrole.  L'Arctique, partagé entre 5 états, suscite par ailleurs la convoitise de nombreux grands producteurs tels que la Russie.

En mars 2017, un gisement géant a été mis à jour en Alaska. Il s'agirait de la plus grande découverte d'hydrocarbures conventionnelle de ces 30 dernières années.  Cependant, les enjeux environnementaux d'une telle exploitation sont loin d'être négligeables.

La fin du pétrole pas pour tout de suite, mais...

La fin de l'ère du pétrole n'est donc pas pour demain. Cependant, pour satisfaire la demande en énergie mondiale en limitant son impact carbone, un mix énergique et une gestion intelligente des ressources s'imposent. Ce qui représente un défi bien plus important qu'une éventuelle fin des réserves de pétrole et de gaz. 

 

Date de publication : 14/01/2019 10:59:00

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