Carburants : les prix explosent. La tendance de ce lundi 7 mars 2022

Carburants au plus chers

Aucun carburant n'échappe à la flambée des prix et le diesel est désormais quasi au même prix que la sans plombs. Le prix moyen du diesel a augmenté de pas moins de 15 centimes par litre cette dernière semaine. En une semaine, la différence est donc de 7,50 euros en plus à sortir de sa poche pour un plein de 50 litres de diesel.

Si des stations l'affichent déjà, les 2 euros le litre ne sont désormais plus très loin et la tendance est indéniablement encore à la hausse. 


Évolution des prix moyens des carburants

Prix moyens des carburantsAujourd'huiDepuis 1 semaineDepuis 1 moisDepuis 1 an
Sans Plomb 98 (E5)1,982 €/l + 7,7 €c/l 
+ 4,00 %
+ 15,3 €c/l 
+ 8,40 %
+ 39,4 €c/l 
+ 24,80 %
Sans Plomb 95 (E5)1,926 €/l + 7,7 €c/l 
+ 4,20 %
+ 16,0 €c/l 
+ 9,10 %
+ 41,7 €c/l 
+ 27,60 %
Sans Plomb 95 (E10)1,894 €/l + 7,3 €c/l 
+ 4,00 %
+ 15,0 €c/l 
+ 8,60 %
+ 39,0 €c/l 
+ 25,90 %
BioEthanol E850,834 €/l + 3,1 €c/l 
+ 3,90 %
+ 6,8 €c/l 
+ 8,90 %
+ 13,1 €c/l 
+ 18,60 %
Gazole (B7)1,924 €/l + 15,1 €c/l 
+ 8,50 %
+ 22,4 €c/l 
+ 13,20 %
+ 51,6 €c/l 
+ 36,60 %
GPL0,949 €/l + 2,9 €c/l 
+ 3,20 %
+ 3,8 €c/l 
+ 4,20 %
+ 8,9 €c/l 
+ 10,30 %

Prix moyens calculés sur la base des prix disponibles sur CARBU.COM



Crise ukrainienne : le prix du baril bondit


Alors que l'offre reste encore insuffisante et que les stocks mondiaux diminuent, la guerre en Ukraine accélère encore la tendance haussière dans laquelle se sont engagés les marchés pétroliers depuis presque deux ans.

Les nouvelles sanctions occidentales contre la Russie inquiètent les marchés faisant bondir le Brent et le WTI de plus de 5% ce lundi matin. Les 103 $ ont ainsi été atteints ce lundi midi pour le baril de Brent.

Si les pays occidentaux ont déjà décidé de restreindre l'accès aux marchés de capitaux pour les banques russes, un embargo sur le pétrole russe mettrait l'Europe dans une situation très compliquée.

L'OPEP+ en position délicate

Par ailleurs, même si depuis la fin de l'année dernière, l'OPEP+ a convenu d'augmenter doucement sa production, la crise ukrainienne risque de compliquer encore cette reprise.

Alors que les États-Unis ont tenté de convaincre l'OPEP + d'augmenter encore la cadence, certains pays comme l'Angola, le Nigeria ou la Lybie n'arrivent pas à satisfaire leurs objectifs de production.

L'Arabie Saoudite qui mène le groupe est également dans une situation très délicate. Alliée historique des États-Unis, au sein de l'OPEP+, elle est associée à la Russie, désormais second producteur mondial derrière les États-Unis qui couvrent quant à eux leurs besoins.

Les analystes n'excluent pas une rupture lors de la réunion de l'OPEP+ qui est prévue ce 2 mars.  

Date de publication : 08/03/2022 10:00:00