Voitures de sociétés : que prévoit le gouvernement d'ici 2026?

Pour le nouveau gouvernement fédéral, toutes les voitures de sociétés devraient être électriques d'ici 2026. Cette dernière année, beaucoup d'encre a déjà coulé concernant les voitures de société, mais la nouvelle coalition Vivaldi est bien décidée à aller de l'avant et à prendre des décisions. Quoique tout n'ait pas encore été totalement arrêté, énumérons ici brièvement les décisions.

Neutralité CO2 en 2026

La bonne nouvelle d'abord. Bien que le gouvernement veuille arriver à une flotte respectueuse de l'environnement le plus rapidement possible, le principe de la voiture de société n'est pas remis en cause. Cependant, chaque voiture de société doit donc être neutre en CO2 d'ici six ans. Ou pour reprendre l'idée du gouvernement, ne pas contribuer à l'effet de serre.

 Et c'est bien là le problème ! Si les voitures électriques émettent moins de CO2 que les voitures à moteur thermique, elles ne sont pas totalement neutres pour autant. Pour ce faire, il faudrait que l'énergie avec laquelle on les fabrique et avec laquelle elles roulent soit verte elle aussi. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Et il faudra encore attendre pour cela.

L'énergie verte en 2025 ?

Dès lors, obliger les entreprises à rendre leur flotte plus verte, c'est bien. Mais du côté du gouvernement, il faut être prêt également. Selon la loi, les centrales nucléaires de notre pays doivent fermer en 2025. Mais il ressort de l'accord de coalition que la porte d'une prolongation des centrales nucléaires reste entrouverte.

C'est pourquoi la fédération automobile Febiac souhaite rencontrer rapidement les ministres compétents pour clarifier exactement les critères auxquels ces voitures sans effet de serre — ou neutres en CO2 -doivent répondre. Et dans les faits, une éventuelle sortie du nucléaire sera précédée de nombreuses tergiversations.

Pas de régime fiscal favorable pour les voitures diesel et essence.

C'est un sujet qui va encore alimenter les débats également. La coalition Vivaldi veut abolir l'avantage fiscal sur les véhicules à moteur diesel et essence, hybrides compris. Ainsi, le gouvernement veut se concentrer sur les voitures 100 % électriques. Seulement aujourd'hui, ces véhicules restent beaucoup plus chers à l'achat et l'offre n'est pas suffisamment large.

Cela signifie-t-il aussi que les gens devront bientôt renoncer à leur voiture de société, car ils ne recevront pas de version électrique de leur employeur ? Rien n'est clair pour l'instant. De plus, une grande partie de la population ne dispose pas d'installation appropriée au rechargement d'une voiture électrique. Le gouvernement devra donc également investir dans des points de recharge supplémentaires.

Pas d'impôts = moins de revenus

Dernière question et non des moindres : comment le gouvernement va-t-il compenser la baisse des revenus des droits d'accise et des taxes sur le carburant ? Nos politiciens doivent également aborder ce point épineux. Qui plus est dans une crise économique et sanitaire comme celle que l'on connait actuellement alors que le gouvernement ne rechigne sur aucun euro supplémentaire.

 

Date de publication : 09/11/2020 16:37:00