Bref retour sur l'évolution du prix du mazout de chauffage en 2018. Et pour la suite ?

Le prix du mazout de chauffage aura pesé sur le budget des ménages en 2018. Une année tout en hausses par rapport à 2017 qui avait été relativement favorable pour les consommateurs durant la période estivale.

Evolution du prix du mazout de chauffage ordinaire 50S en 2017 et 2018 :


Rappelons que le prix du mazout est lié à l'évolution du prix du pétrole brut. Raison pour laquelle le prix du mazout de chauffage a flambé au mois d'octobre dernier.

Que s'est-il passé en 2018 ?

Malgré une augmentation importante de la production américaine de pétrole et la décision en juin dernier des pays membres de l'OPEP et de leurs alliés d'augmenter leur production, le cours du Brent s'est inscrit globalement à la hausse jusqu'au mois d'octobre. En cause, divers facteurs ayant provoqué une certaine spéculation sur les marchés, tels que les tensions commerciales sino-américaines, la crise au Venezuela et les tensions géopolitiques entre autres avec l'Iran.  Ainsi, le prix du brut n'a cessé d'augmenter entrainant à la hausse avec lui celui du mazout.

Cependant, l'effet combiné d'une surabondance de l'offre de pétrole et de la baisse de la demande mondiale, ainsi que l' assouplissement des sanctions américaines vis-à-vis de l'Iran, ont permis, en novembre dernier, au mouvement de s'inverser. Le prix du mazout a ainsi diminué pour terminer l'année à son prix le plus bas du second semestre 2018.

Quelles perspectives en  2019 ?

L'offre de pétrole reste abondante sur le marché mondial. Les États-Unis, désormais premiers producteurs mondiaux, l'Arabie saoudite et la Russie ont enregistré une production record  et la demande peine à se redresser.

La croissance économique mondiale reste faible et, à l'heure qu'il est, les signes de reprise se font attendre.

Quels sont pour l'instant les risques d'une nouvelle augmentation des prix ? L'Arabie saoudite se positionne en faveur d'une baisse de la production de pétrole d'ici la fin du premier trimestre 2019 et le cartel de l'OPEP a confirmé en fin d'année dernière sa volonté de réduire ses extractions afin d'enrayer la chute du prix du baril. Arriveront-ils à convaincre analystes et investisseurs ? Les prochains mois nous le diront.

L'année 2019 risque donc d'être bercée de nouvelles incertitudes et s'annonce déjà volatile. Les consommateurs de mazout de chauffage doivent donc s'attendre à de nouvelles fluctuations et rester vigilants. Pour rester informés et faire le plein au meilleur moment, inscrivez-vous à notre newsletter.

  

 

Date de publication : 04/01/2019 10:49:00